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" Le cerveau reptilien est à l'origine de nos réactions face aux agressions, et déclenche, en cas de besoin, les " états d’urgence de l’instinct " que Laborit a découvert et répertoriés, à savoir : la peur, la colère et l'abattement. (...) Le cerveau reptilien est incapable de prendre des décisions d'actions conscientes, cependant il communique fidèlement aux autres cerveaux toutes les informations nécessaires sous forme de désir ou de répulsion, de satiété, de plaisir ou de souffrance. "
- " Le cerveau limbique gère quant à lui les programmes automatiques de comportement, les "logiciels" de l'individu, tout aussi indispensables à sa survie. C'est le cerveau de la mémoire programmante. C'est grâce à lui qu'on peut parler, marcher sans avoir besoin d'y réfléchir, descendre un escalier, conduire une voiture tout en écoutant de la musique. Grâce à sa capacité d'enregistrer et de reproduire automatiquement des attitudes ou des comportements, des mouvements, des actes et même des pensées, il permet l'apprentissage de toutes les techniques. Il gère de façon automatique toutes les informations reçues sans qu'on ait forcément besoin d'en avoir conscience. Il est programmé soit par la génétique (instincts grégaires comme l'instinct maternel ou l'instinct de compétition), soit par le dressage et l'apprentissage qui peuvent être volontaires ou involontaires, conscients ou inconscients, et qui vont induire des réactions-réflexes dans certaines situations. "
- " La partie néocorticale de notre cerveau, et en particulier la partie préfrontale du néocortex, recèle ce que le cerveau humain présente de plus évolué par rapport aux autres espèces animales. C’est là que se développe notre attitude à raisonner, à calculer, à dessiner, à faire de la poésie ou de la musique, à chercher notre destinée. Si le limbique fait la part la plus belle au groupe, le néocortex, donne de l’importance à l’individu, au " je ", c’est le siège de la personnalité. "
- Jacques et Fanny Fradin.
Qu'est-ce donc que le bonheur ? Pour Christian Boiron :
" Le bonheur, c’est le fonctionnement harmonieux des trois cerveaux, chacun fait son travail. En cas de danger décelé par le cerveau limbique (réflexe inné ou acquis), le cerveau reptilien déclenche une émotion destinée à provoquer une réaction adaptée. Cette émotion de stress (fuite, lutte, inhibition) a vocation à être de très courte durée et à s’éteindre avec la fin de l’alerte. Chez l’homme, ce mécanisme s’est complexifié avec le développement de l’intelligence néocorticale et est devenu la source de souffrances psychiques parfois intolérables. Lorsque l’intelligence est en désaccord avec une pensée automatique, et tant que cette pensée persiste, le cerveau reptilien déclenche un " état d’urgence de l’instinct " qui provoque de l’anxiété, de l’agressivité ou de la tristesse. Ces émotions, à leur tour, génèrent des comportements pathologiques : l’anxiété entraîne une agitation incessante, physique, psychique, professionnelle, affective; l’agressivité se décompense en esprit de compétition, en combats et défis de toutes sortes; l’état dépressif ou la tristesse se traduit par un grand besoin de sommeil, et par la recherche de situations surprotégées. "
Pour Christian Boiron, il ne faut pas confondre plaisir et bonheur (Boris Cyrulnik dirait bien-être et bonheur). Il souligne que :
" Le bonheur c’est ce qui reste lorsqu’on a supprimé les émotions pathologiques (l’anxiété, l’agressivité, la tristesse). Pour être heureux, il faut avoir la volonté de l’être alors si la motivation est forte, ce n’est plus qu’une question de travail et de temps, cependant le chemin est parsemé de pièges dont l’un des plus redoutables est l’attrait des émotions qui forment le malheur et peuvent nous entretenir dans le malheur. "
" Le bonheur ce n’est pas une superstructure qu’on ajouterait à la réalité humaine imparfaite, mais le fonctionnement physiologique de la personne humaine qui est le bonheur. Le malheur, c’est la souffrance subjective et pathologique qu’il convient de supprimer pour obtenir l’état de bonheur. "
Il préconise la méditation pour chercher à soustraire les facteurs de souffrance. Je ne le suis pas sur ce point, même s'il est vrai que la méditation peut parfois être très utile. La personnalité et son bonheur se construisent dans l'altérité et le partage.
Je préconise donc plutôt les exercices pratiques d'intégration des trois parties du cerveau.
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