Quod iter...?

 

Quel chemin de vie suivrai-je ?

Ausone (Idylles, 15, 1)

Présentation

Citations

"Nous avons à vivre non point dans un monde nouveau dont il serait possible au moins de faire la description, mais dans un monde mobile, c'est-à-dire que le concept d'adaptation doit être généralisé pour rester applicable à nos sociétés en accélération." Gaston Berger. Education et prospective.

 

"La vie c'est le passage. Dire qu'elle est passage revient à dire qu'elle est action." Gaston Berger. L'encyclopédie française.

"Wer rastet, der rostet" L'inactif rouille. Dicton.

Une personnalité à gérer

La personnalité, l'ego, l'âme. Le développement et l'épanouissement de la personnalité. Le coaching et l'autocoaching. Vers une philosophie de la personnalité.

Mardi 21 novembre 2006

Parler d'âme, c'est se situer dans la dualité : l'homme a un corps matériel, périssable, animal, et une âme ou psychisme, consciencielle, noble.

 Cette manière de s'exprimer, cette manière de penser, nous vient de notre héritage de pensée appelé judéo-chrétien. Mais il n'est pas utile ici de faire l'histoire du christianisme et de ses concepts.

 Si je parle " d'âme", c'est parce que beaucoup de personnes  disent ne pas en avoir. Si l'on définit l'âme comme le psychisme de l'homme, évidemment nous en avons une. Si l'on définit l'âme comme l'âme immortelle des chrétiens, le sujet est religieux : j'en traiterai dans un autre article.

Parler de la " personnalité" humaine, c'est se situer d'emblée dans une perspective non duelle. En ce monde, sans notre corps, nous ne sommes pas. Toutes nos fonctions supérieures dépendent du fonctionnement harmonieux de ce corps. Notre santé physique et notre santé psychique sont intimement liées, en fait il n'y a qu'une seule santé, qui est la santé psychosomatique. Sans notre psychisme, nous ne sommes pas non plus : le coma prolongé n'est pas la vie.

Bien sûr, on peut parler de l'âme d'un poète disparu. On peut évoquer la pensée d'un philosophe ancien. Visionner le film d'un cinéaste décédé. Les oeuvres de l'âme, qui sont en fait les oeuvres d'une ou de plusieurs personnalités, survivent longtemps à leurs auteurs. Ces oeuvres sont une sorte de rayonnement tangible de la pensée créatrice.

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Léda par Jules Desbois.

Par Josyphilo - Publié dans : philosophie
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Samedi 18 novembre 2006

Pour un humain, recevoir la vie, c'est aussi en recevoir les différentes potentialités. Ces potentialités sont multiples pour un individu normal. Elles dépendent dans leur développement  du niveau de la famille et de la société.

Contrairement à l'animal, l'homme, pour se construire, a besoin de nombreuses années de croissance physique et psychique. Tous les stades de cette formation ont été abondamment étudiés et commentés.

L'éducation est fondamentale. Privé d'éducation , un enfant humain  n'est qu'un " enfant sauvage", inapte à la vie en société, à la vie tout court.

Mais ce n'est pas l'éducation qui donne la personnalité. De la même façon que nous recevons la vie de nos parents sans que nos parents en soient les créateurs, nous recevons la personnalité comme une potentialité de cette vie même. Un peu comme le rosier reçoit la rose.

La conscience, la conscience-de-soi, la conscience morale se développent petit à petit en même temps que se produit la maturation du cerveau.

Evidemment il est tout à fait nécessaire d'avoir un cerveau et un corps physique. Sans corps physique pas de fonction supérieure, toute supérieure qu'elle soit.

 Mais nous ne donnerons jamais la personnalité à un robot, nous n'en avons pas le pouvoir. Seule, la vie en a le pouvoir.

Et là, les philosophes et les psychologues sont muets !

Je laisse donc la parole à la révélation : " La personnalité est la dotation cosmique, la phase de réalité universelle, qui peut coexister avec des changements illimités et en même temps conserver son identité en présence de tous ces changements, et indéfiniment après eux." La Cosmogonie d'Urantia - Tome 3- Fascicule 130- Traduction Jacques Weiss.

Par Josyphilo - Publié dans : philosophie
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Samedi 18 novembre 2006

"Ta grandeur morale, image de l'infini, est immense comme la réflexion du philosophe, comme l'amour de la femme, comme la beauté divine de l'oiseau, comme les méditations du poète." Lautréamont Les Chants de Maldoror Chant 1.

Selon les spécialistes de la psychologie de l'enfant , particulièrement Piaget et Kohlberg , le développement moral dépend étroitement du développement cognitif de l'enfant et des outils dont celui-ci dispose pour analyser les situations. 

Des expériences ont été menées pour tenter de mettre en évidence des stades de développement du jugement moral. Il en résulte qu'il faut attendre l'âge de 7 à 8 ans pour que l'enfant accède à une moralité autonome.

Auparavant la moralité consiste à respecter la règle du jeu, règle proposée et imposée par l'environnement social. On parle de moralité hétéronome.

A ce stade l'enfant  accède à un véritable jugement moral. Ce n'est pas l'acte en lui-même qui est intéressant pour l'observateur, c'est le jugement qui le détermine. Il est maintenant question de liberté et de volonté. De responsabilité.

Je n'ai pas de souvenir de mon premier acte moral responsable. Mais j'ai observé mon fils : j'ai su qu'il avait atteint le stade de la moralité autonome le jour où je l'ai vu offrir la moitié de son pain au chocolat à quelqu'un qui n'en avait pas, et sans que personne ne lui demande rien.

Ce stade réclame évidemment que l'on considère autrui comme une personne. Que l'on ait soi-même intégré que l'on est une personnalité et que l'on projette sur autrui la même notion.

Concluons avec Nietzsche : " Nous devons nous libérer de la morale afin de pouvoir vivre moralement" Fragment Posthume 1882.

Nietzsche qui écrit encore que le jugement moral est une manifestation du " vent de la pensée".

 

 

Par Josyphilo - Publié dans : psychologie
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Vendredi 17 novembre 2006

A 5 ans nous fonctionnons comme un systême complexe qui vit, sent, agit, est conscient de son environnement humain et non humain. Nous commençons à engranger des souvenirs. C'est la maturation de notre cerveau humain, obtenue par de multiples sollicitations de notre entourage, qui nous a permis d'atteindre ce stade.

Nous nous mettons alors à relier  entre elles nos différentes

  " représentations" ( terme de Kant) pour les rapporter à notre propre histoire. Ce qui m'arrive aujourd'hui arrive à Josiane, cette Josiane qui repassait son ruban avant de partir à l'école, cette Josiane qui adorait utiliser sa petite brouette. Chaque représentation devient la brique d'une construction : celle de la personnalité.

Auparavant nous étions une unité qui s'ignorait. Nous devenons une unité consciente de soi-même. Une unité spatio-temporelle. Je suis localisée dans un corps physique et je vis dans une durée qui n'appartient qu'à moi seule.

Nous ne pouvons nous constituer une personnalité qu'autant que nous nous reconnaissons comme un moi identique, à tous les stades de notre développement.

Ce n'est pas la simple pensée qui nous élève au dessus du statut de l'animal. C'est la conscience-de-soi .

Par Josyphilo - Publié dans : philosophie
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Jeudi 16 novembre 2006

Un adulte est incapable de se rappeler ses trois premières années, alors même que le petit enfant mémorise parfaitement dès ses premières heures.

" Le cerveau n'est pas complètement construit, il le sera vers l'âge de sept ans. l'hippocampe, qui joue dans la mémoire le rôle d'un archiviste, fonctionne mais n'est pas mature. Le jeune enfant stocke, retient puis oublie. " Alain Lieury, professeur de psychologie générale à l'Université de Rennes2.

" Si la mémoire est là d'emblée, programmée pour acquérir des savoirs, elle mettra toutefois de longues années avant d'atteindre son pic de performances. C'est entre 18 et 25 ans que l'on dispose de la meilleure mémoire" Alain Lieury  Mémoire et réussite scolaire.

Pour ma part, mes premiers souvenirs datent de l'année de mes 5 ans. Je vais tenter de les décrire pour montrer le monde mental d'un enfant de 5 ans.

Le poteau de l'école : pendant la récréation, je m'accroche au poteau, et je tourne autour, tout en goûtant le vertige procuré par ce geste.

Repasser mon ruban : je vais partir à l'école, je repasse, avec l'aide de ma grand-mère Suzanne, mon ruban à pois, pour le mettre dans mes cheveux.

Essayer ma tenue de mariage : ma mère a cousu pour moi une jupe brodée et un petit boléro pour aller au mariage de mon oncle Georges, l'essayage n'est pas des plus agréables, mais la tenue est magnifique.

Ma brouette : mon grand-père Charles s'était procuré pour moi une brouette en bois et avait cerclé la roue de fer, vu qu'il était forgeron. Rouler cette brouette sur le chemin caillouteux a provoqué pour moi une jubilation que je n'ai jamais ressenti depuis.

Le foulard violet : nous sommes au mariage de mon oncle Georges et, avec un copain, je joue à faire du théâtre sur la scène de la salle de banquet avec le foulard violet de ma grand-mère Fifine.

Ces souvenirs sont pleins de vie et de ressenti, ils montrent surtout une enfant en situation, active, consciente de soi-même et de ses proches.  Il s'agit de souvenirs complexes  d'une vie déjà riche. Cette enfant a déjà un embryon de personnalité.

Je laisse le dernier mot à Arthur Rimbaud, un poète de 16 ans, qui écrit en 1870, dans Les Effarés:

" ... Quand ce trou chaud souffle la vie   Ils ont leur âme si ravie,    Sous leurs haillons,     Ils se ressentent si bien vivre,    Les pauvres Jésus pleins de givre,    Qu'ils sont là, tous, ... "

Par Josyphilo - Publié dans : psychologie
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Samedi 11 novembre 2006

Statue de l'enfant sauvage érigée sur la place de Saint-Sernin (Aveyron).

Un enfant sauvage est un enfant qui, perdu ou abandonné, a vécu  son plus jeune âge reclus de la société, à l'écart de tout contact humain. L'expression "enfant sauvage" est apparue dans le rapport de police relatant la première et la seconde capture du "sauvage de l'Aveyron". Cet enfant fut accueilli par le docteur Itard, de 1800 à 1806, puis étudié avec une méthode très rigoureuse.

De cette expérience François Truffaut a tiré un film " L'enfant sauvage", sorti en 1970. Lucien Malson a écrit une étude de cas titrée " Les enfants sauvages", parue en 1964 dans la collection 10/18.

Il résulte des études du docteur Itard, de Lucien Malson et d'autres chercheurs, très nombreux dans le monde, que les enfants qui sont restés longtemps à l'écart de la société montrent de graves déficits.

1- Ils ne se sont pas redressés ; ils marchent et courent inclinés en avant, les membres antérieurs servant encore en  partie à la locomotion ;

2- Ils ne parlent pas, ne développent pas de langage articulé ni de pensée symbolique ( capacité intimement  liée au langage) :

3- Des expériences montrent qu'ils distinguent mal les reliefs des aplats et confondent les choses et les images des choses ;    

4- Placés devant un miroir, ils ne se reconnaissent pas ;

5- Ils ne développent pas d'habileté technique, même rudimentaire. La main ne sait pas saisir ni manipuler avec dextérité les objets ;

6- Leur visage ne manifeste aucune expressivité ;

7- Quand ces individus sont en âge de se reproduire ils ne montrent aucune appétence sexuelle pour les partenaires complaisants qu'on leur propose. Pour que se développe le désir, il faut grandir au milieu du désir des autres.

La liste des graves déficits dont souffrent ces enfants est extraite du site philophil.com. Merci aux créateurs du site.

Retenons de ces expériences , sans entrer dans les détails, qu'un enfant humain ne peut se développer en tant qu'être humain véritable sans un contact soutenu avec ses semblables. Autrement dit, il n'y a pas de nature humaine qui pourrait se développer toute seule. La culture est essentielle. 

L'espèce humaine est une espèce singulière, mais cela nous le savions déjà. L'homme naît inachevé. Le rôle de l'éducation est donc vraiment fondamental. Il ne s'agit pas de construire une jolie personnalité, il s'agit plutôt de faire un humain.

"Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne."  Victor Hugo 1881 Les quatre vents de l'esprit.

 

                                                                                                                                                     

 

Par Josyphilo - Publié dans : philosophie
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Samedi 11 novembre 2006

Que la procréation humaine soit naturelle ou médicalement assistée, ce ne sont pas les parents humains qui sont les créateurs du nouvel enfant à naître.

"Ignorer les évènements qui se sont passés avant votre naissance, c'est rester toujours enfant" Ciceron.

L'unité de vie, pleine de potentialités, que nous appelons un bébé humain résulte de l'union d'un ovule et d'un spermatozoïde extrêmement chanceux. Elle a été conçue au niveau infinitésimal. Bien sûr, il faut l'union de deux "grosses bêtes", comme dit Michel Serres, pour que l'union des deux "petites bêtes" puisse s'effectuer. Union naturelle ou artificielle.

Les parents ne sont qu'un canal pour la transmission de la vie. Même en maîtrisant leur sexualité et leur fertilité, ce qu'ils font de plus en plus, ce n'est pas à eux qu'il revient d'insuffler la vie pleine de promesses qui échoit à l'enfant, ils ne sont pas non plus responsables du génome.

"Vivre la naissance d'un enfant est notre chance la plus accessible de saisir le sens du mot miracle." Paul Carvel. Jets d'encre.

Pour la société, l'enfant appartient aux parents. Et c'est normal qu'ils assument. Qu'ils assurent à cet enfant le meilleur avenir possible. Mais dans la grande chaîne de la vie ils ne sont qu'un maillon, un maillon nécessaire, mais pas un maillon créateur.

C'est après la conception que le rôle véritable des parents commence : un nouvel être est créé, il s'agit de l'aider à devenir un homme ou une femme. Ce ne sont pas toujours les parents biologiques qui vont s'en charger, la vie en décide parfois autrement. Cela n'a évidemment aucune importance: avoir eu un spermatozoïde chanceux n'a rien à voir avec l'éducation...

Une vie a été créée, il s'agit maintenant de l'élever au rang d'humain.

 

Par Josyphilo - Publié dans : biologie
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Vendredi 10 novembre 2006

Au commencement étaient mes parents, et les parents de mes parents, et les parents des parents de mes parents...

Pour bien vivre il n'est pas inutile de faire son arbre généalogique. Alex Haley a dit :

"Serrez vos grands-parents dans vos bras et dîtes: " Merci d'avoir fait ce que tu as fait pour que je puisse exister."" Extrait de Jet Magazine 4 février 1985.

Pour bien vivre sa vie , on peut lire les biographies des hommes illustres, on verra comment ils ont surmonté les épreuves, comment ils ont forgé leur caractère, comment ils ont fait fortune, comment ils ont sauvé leur pays ou comment ils ont fait des découvertes fondamentales. C'est utile, n'est-ce pas? Et cela peut donner du courage.

Mais cette lecture ne remplacera jamais la recherche de ses propres racines. Il y a actuellement en France et dans le monde une grande curiosité pour la généalogie et c'est tant mieux. Bien sûr, tout le monde n'est pas Alex Haley, tout le monde ne va pas écrire des livres ou tourner des films sur ses ancêtres. Mais ce n'est pas ce qui compte. Ce qui compte, c'est de ressentir l'importance de chacun de nos innombrables ancêtres pour notre vie à nous. Leur manière de vivre, leurs maladies, leurs professions, les guerres qu'ils ont dû faire, le nombre de leurs enfants, les lieux où ils ont vécu. J'ai une tendresse particulière pour certains d'entre eux : Isaac Pain, le maître bahutier, de Cré,  Nicolas Hédin, à l'origine de la lignée des Edin de Clefs. . . Evidemment les ancêtres les plus proches sont aussi les plus intéressants, mythologiquement parlant : nous les voyons se débattre dans les conflits qui ont forgé notre histoire : les guerres de Vendée, l'épopée napoléonienne, le siège de Paris en 1870, la guerre de 1914, celle de 1939. On se sent appartenir à la communauté des hommes. Chaque chaînon de cette communauté est extrêmement fragile mais , considéré avec les autres,  il est extrêmement important parce qu'il permet aux humains d'exister.

Pour le généalogiste, amateur ou non, il n'y a pas de personnalité inintéressante. Chaque individu étudié apporte sa contribution au grand édifice de la mémoire. Mais surtout chacun apporte une réponse à la question : qu'est-ce qu'un homme ?

Et comme a écrit Claude Levi-Strauss : "Chercher ses racines, c'est au fond se chercher soi-même : qui suis-je ?"

Par Josyphilo - Publié dans : généalogie
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Jeudi 9 novembre 2006

L'individu humain multidirectionnel que nous connaissons existe et fonctionne comme une unité:

c'est ainsi qu'il se perçoit et qu'il perçoit les autres.

Pour appréhender la personnalité humaine en général, je dispose de l'avis des spécialistes ( philosophes, psychologues, sociologues, historiens, médecins etc...), je dispose aussi de ma propre expérience car, comme écrivait Montaigne:

"Qui se connaît, connaît aussi les autres, car chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition." Les Essais.

Montaigne qui visait "l'humaine condition" à travers le singulier et le changeant. Comme Montaigne, je pourrais écrire : "Je suis moi-même la matière de mon livre" Les Essais.

Je définis la personnalité humaine  comme une unité de vie, de fonctionnement et de conscience. Par vie j'entends le physique et le biologique de son corps,  par  fonctionnement j'entends les différentes fonctions de sa personnalité:  fonctions physiques, émotives et actives, par conscience j'entends ce que les philosophes appellent généralement conscience.

Ce n'est pas parce qu'il y a des spécialistes que nous devons découper l'être humain en rondelles. A vouloir trop découper la vie on la tue. La conscience, elle, est difficicilement saisissable. On se contente donc en général d'étudier le fonctionnement de la personnalité.

Ce faisant, on ne s'étonne plus. On ne voit plus ce que la personnalité a de fondamentalement humain. Ni ce qu'elle a de fondamentalement complexe. On ne voit pas non plus que réussir sa vie, c'est vivre la complexité.

"En fait, on ne peut séparer l'économique, l'historique, le psychologique, le mythologique etc...Einstein le montrait déjà à son époque. Il était un globaliste-mathématicien, penseur, ingénieur, quelqu'un qui essayait d'avoir des concepts. Il adorait jouer du violon, il "perdait son temps" à s'intéresser à l'art, à la politique...Les spécialistes, eux, se contentent de vérifier ses théories."Edgar MORIN - Dialogue sur la Connaissance p35.

Par Josyphilo - Publié dans : philosophie
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Samedi 4 novembre 2006

 L'homme appartient au règne humain, non au règne animal.                     

Il est scientifiquement prouvé que les grands singes et nous avons un ancêtre commun, il n'est pas question de contester la théorie de l'évolution.

Mais notre histoire lointaine ne fait pas de nous des singes. Notre corps est différent, notre fonctionnement est différent. En un mot nous avons évolué. Même nos fonctions vitales sont humaines. Et tout particulièrement notre sexualité.

Voici une citation extraite du site "Sexualité : Mensonges et Vérités" Deuxième partie- Le mensonge naturaliste: "Le Sexe est naturel"

"En réalité, il existe des différences radicales entre la sexualité humaine et la sexualité animale. Contrairement à la sexualité animale, qui est instinctive, donc réglée selon des comportements immuables et selon le cycle des saisons, la sexualité humaine comporte une vaste dimension mentale qui en détermine l'orientation.

La sexualité humaine, disent les psychanalystes, n'est pas un instinct mais une "pulsion", c'est-à-dire une force que chacun dirige en fonction de la signification qu'il lui donne, selon les modèles qui l'influencent ou les idéaux qui lui ont été transmis.

C'est pourquoi elle ne peut se passer d'éducation. Non maîtrisée, elle risque de se développer dans des comportements régressifs et obsessionnels. C'est à chacun d'acquérir la maîtrise de sa sexualité pour en faire une dimension créatrice de sa personnalité...

En définitive, contrairement à une idée superficielle, la sexualité est ce qui distingue le plus radicalement l'homme de l'animal. En effet, l'homme est le seul être capable de faire de sa sexualité un acte d'amour, un don volontaire et libre de lui-même. En ce sens, il est supérieur à l'animal. Inversement, l'homme est aussi le seul être capable de faire de sa sexualité un acte de violence et de destruction, se rabaissant alors plus bas que l'animal..."

Appartenir au genre humain, exister comme un être évolué, c'est notre destin. Nous ne l'avons pas choisi, comme nous n'avons pas choisi de naître. Nous avons été en quelque sorte "embarqués" dans une aventure que nos parents ont initialisée pour nous.

Qu'allons-nous faire de cette aventure?

 

 

 

 

Par Josyphilo - Publié dans : philosophie
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