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Quod iter...?

 

Quel chemin de vie suivrai-je ?

Ausone (Idylles, 15, 1)

Citations

"Nous avons à vivre non point dans un monde nouveau dont il serait possible au moins de faire la description, mais dans un monde mobile, c'est-à-dire que le concept d'adaptation doit être généralisé pour rester applicable à nos sociétés en accélération." Gaston Berger. Education et prospective.

 

"La vie c'est le passage. Dire qu'elle est passage revient à dire qu'elle est action." Gaston Berger. L'encyclopédie française.


"Wer rastet, der rostet" L'inactif rouille. Dicton.

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Une personnalité à gérer

 cobi

Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 16:21

Je me rends compte qu'il n'est pas toujours facile de se prendre en main dans les difficultés.

Mon message aujourd'hui sera bref : déprimés et défrisés de tous poils, n'hésitez pas à me contacter en cliquant à gauche sur le bouton "contact". Je vous répondrai.

Par Josyphilo
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 18:29
Elisabeth Badinter s'inquiète de ce qu'une proportion importante de jeunes filles souhaite rester à la maison pour élever les enfants : "Le conflit. La femme et la mère".

La femme aurait deux vies, la vie professionnelle et la vie familiale. Et il conviendrait de préserver absolument la vie professionnelle.

Pour ma part, je me connais trois vies : la vie professionnelle, la vie familiale et la vie philosophique. J'ai sacrifié très vite la première pour me consacrer aux deux autres.

C'est que la vie philosophique réclame du loisir, de "l'otium", comme disaient les Romains, experts en ce domaine. La vie de mère et d'épouse également. Et n'oublions pas la vie familiale élargie, très élargie, incluant l'aide aux parents , aux beaux-parents,  aux grands-parents, et ensuite  aux petits-enfants.

Il est vrai que l'indépendance financière des femmes est une grande sécurité. Mais il n'y a plus de sécurité quand on n'arrive plus à gérer le stress, quand la maladie arrive, et parfois le divorce ou le décès prématuré.

Une vie qui n'est pas gérée, c'est bien pire qu'une carrière professionnelle incomplète. On y perd son âme et on nuit gravement à ses proches.

Certaines personnes, comme Madame Badinter, réussissent très bien à mener de front toutes leurs vies mais elles sont la minorité. Restons modestes et ne culpabilisons pas si nous devons faire des coupes franches.

Par Josyphilo - Publié dans : philosophie
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 18:19

 

Il est illusoire de penser que l'individu peut progresser seul.
Il n'est vivant que dans la rencontre avec autrui, ainsi que l'a bien montré Martin Buber :
"Sur la côte étroite où le Je et le Tu se rencontrent, dans la zone intermédiaire".
Ce point de vue d'un mystique peut ne pas plaire à tout le monde à une époque où la religion a mauvaise presse.
Aussi je vais laisser la parole à un philosophe moins suspect qui décrit, presqu' en poète, comment on progresse en musique et en amour.

Il faut apprendre à aimer. - Voici ce qui nous arrive dans le domaine musical : il faut avant tout apprendre à entendre une figure, une mélodie, savoir la discerner par l'ouïe, la distinguer, l'isoler et la délimiter en tant qu'une vie en soi : ensuite il faut de l'effort et de la bonne volonté pour la supporter, en dépit de son étrangeté, user de patience pour son regard et pour son expression, de tendresse pour ce qu'elle a de singulier ; - vient enfin le moment où nous y sommes habitués, où nous l'attendons, où nous sentons qu'elle nous manquerait, si elle faisait défaut ; et désormais elle ne cesse pas d'exercer sur nous sa contrainte et sa fascination jusqu'à ce qu'elle ait fait de nous ses amants humbles et ravis, qui ne conçoivent de meilleure chose au monde et ne désirent plus qu'elle-même, et rien qu'elle-même.

Mais ce n'est pas seulement en musique que ceci nous arrive : c'est justement de la sorte que nous avons appris à aimer tous les objets que nous aimons maintenant. Nous finissons toujours par être récompensés pour notre bonne volonté, notre patience, notre équité, notre tendresse envers l'étrangeté, du fait que l'étrangeté peu à peu se dévoile et vient s'offrir à nous en tant que nouvelle et indicible beauté : - c'est là sa gratitude pour notre hospitalité.

Qui s'aime soi-même n'y sera parvenu que par cette voie : il n'en est point d'autre. L'amour aussi doit s'apprendre.

Friedrich Nietzsche (1844-1900), Le Gai Savoir (1882), § 334

Tout s'apprend par l'échange et le partage, même le bonheur, même l'amour, même l'amour de soi-même.

Par Josyphilo - Publié dans : philosophie
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 16:24
 

SoleilSohosoleil


Un bonheur solide repose sur une personnalité solide.
Il ne suffit pas de s'habituer à l'idée que rien n'est permanent.
Il ne suffit pas de ne pas s'attacher.
Il ne suffit pas de se contenter de peu.
Il ne suffit pas d'aimer, ni de croire...
Il faut être sûr.
Il faut avoir pris pied sur le roc de la certitude.
Il faut avoir la vraie foi.
Il faut être initié.

Le mal-être, la maladie, le deuil, le regret, le remord, la misère ne sauraient atteindre celui qui s'est bâti patiemment autour d'un noyau volontaire.
"Je construis une cathédrale" dit notre casseur de cailloux.
Quand la cathédrale est suffisamment avancée, les aleas de la vie n'ont plus de pouvoir sur lui.

Le vrai bonheur rayonne à partir de son centre. Rien ne saurait l'empêcher de rayonner.

Toi qui cherches le bonheur, construis-toi !
Par Josyphilo - Publié dans : conseil philosophique
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Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 15:46

L'être humain est fait de telle sorte qu'il doit prendre sa vie en main. L'influence des parents et des éducateurs n'a qu'un temps. Après vient le règne du libre-arbitre. Et des difficultés.
Dans notre civilisation très permissive les difficultés viennent très tôt.

Il n'est pas très ardu de respecter le code de la route. Mais quand il s'agit de se donner des lois à soi-même, ou seulement des règles de vie, ou des priorités, beaucoup chancellent.

Supposons que ma priorité soit de trouver du travail. Mon éducation m'a préparé à cette éventualité. Cependant les obstacles sont nombreux en cette période de crise. J'ai le choix entre :
- me faire confiance
- ou faire appel à un coach.
Dans les deux cas, c'est à moi de faire les démarches et de me contraindre. Même en faisant appel à un coach, je reste le seul maître de mon destin.

Le coach donne des informations et des techniques. Il peut faire gagner du temps en indiquant les mauvaises pistes. Surtout, il est une aide psychologique. Un ami dans l'épreuve.

C'est très net dans le domaine sportif. Il n'y a pas d'athlète sans entraîneur. C'est entré dans les moeurs. Mais quand les performances ne sont pas à la hauteur des espérances, l'athlète ne peut s'en prendre qu'à lui-même.

Que nous fassions ou non appel à un coach, la vie ne nous laisse qu'un choix véritable, "l'autocoaching". Personne ne peut à notre place trouver un emploi, ou réussir des performances, ou plus largement conduire notre vie. Chacun est responsable de soi-même.

Par Josyphilo - Publié dans : conseil philosophique
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 14:40
La plupart des coachs aident à résoudre des problèmes psychologiques. A un certain mal-être on répond par une aide de psychothérapeute. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à consulter les rubriques des conseillers de Wengo. On y trouve des spécialistes du conseil d'orientation, des pros de l'aide au couple ou aux relations avec  enfants et adolescents ou encore des personnes compétentes dans les techniques les plus diverses comme "apprendre à maigrir" ou "à arrêter de fumer" ou "à se préparer à un examen ou à une performance".
Comme le psychologue ne suffit pas toujours pour rassurer , on peut aussi se tourner vers les médiums et vers les voyants, qui ne sont pas les moins nombreux.
Une aide de psychologue est belle et bonne. Souvent elle aide à passer un cap. Qui n'en a jamais eu besoin ?

Mais, de la même façon que le bonheur n'est pas un simple "bien-être" mais plutôt le résultat d'une vie orientée d'une certaine façon, le coaching personnel ne saurait se réduire à panser des plaies. En fait, il doit mettre le doigt là où ça fait mal.

Si la personne ressent un mal-être, c'est qu'elle n'a pas encore construit une cathédrale dans sa tête (voir les articles sur le bonheur).

Avant de construire cette cathédrale, il faut s'attaquer aux fondations. Pour moi, qu' y a-t-il au monde de certain ? Y a-t-il quelque chose que je voudrais faire de ma vie ? Quelles sont mes priorités ?  Comment vivre avec les personnes qui m' entourent ?      Comment me situer parmi toutes les théories en-isme qui nous assaillent de toutes parts ?

Ce n'est pas que la recherche du bonheur soit obligatoire; rien n'est obligatoire. Mais elle est très répandue.  C'est pourquoi j'en parle ici.

Une autre motivation pourrait être la recherche de la vérité... Dans ce cas, les philosophes sont évidemment les mieux placés.

Le coach philosophique, c'est celui qui intervient quand il devient évident que le psychologue ou le voyant ne suffisent pas. D'ailleurs tous les conseillers usurpent souvent les fonctions du philosophe, avec plus ou moins de bonheur.
Par Josyphilo - Publié dans : conseil philosophique
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 11:39

Les études de philosophie ne conduisent plus seulement au métier de professeur de philosophie ou à la fonction de commissaire de police.
Etre devenu philosophe par étude, par choix et par expérience, c'est apporter à ses contemporains une dimension essentielle, celle du "commerce" avec le monde des idées et des valeurs.
Certains philosophes sont devenus conseillers.
Le Conseil Philosophique ou CP a pignon sur rue. Le terme est de Peter B. Raabe (Philosophical Counseling : Theory and Practice, Praeger Pub Tex, Westport/Connecticut/London,2000).

On peut lire sur Internet un article de Mme Monica Cavallé traduit de l'espagnol et intitulé "Qu'est-ce que le conseil philosophique?". Cet article est le résultat d'un forum organisé par l'ASEPRAF, association espagnole pour la pratique et le conseil philosophique.

Le conseil philosophique est-il une thérapie?

Josep María Carbo a résumé ainsi un point d'accord clair entre tous les participants au débat : "  L'ignorance (qui est pour les philosophes de la connaissance la racine ultime de la souffrance) n'est pas une maladie. "

Sur la même ligne, Gabriel Molina Mari suggéra à un moment donné la chose suivante : "  Il y aurait lieu de dire que ce qui définit le CP est le fait que nous substituions le paradigme de l'autoconnaissance à celui de la santé. "

Mariano Betès décrit le CP comme
" une psychothérapie qui déborde la thérapeutique entendue comme traitement, car son point de vue est prophylactique ".

 Le CP s'ancre dans un mouvement intitulé " pratique philosophique ". L'expression " pratique philosophique " n'est pas équivalente à " philosophie pratique ". La " pratique philosophique " est la " philosophie vécue ", " pratiquée ", " mise en action ", la philosophie qui implique tout l'être de la personne qui philosophe, c'est-à-dire la philosophie elle-même dans son sens le plus authentique.

Pour simplifier, je dirais que le conseiller philosophique, qui est un philosophe en actes, cherche à aider son interlocuteur à se connaître philosophiquement, de manière à lui éviter l'ignorance et la souffrance subséquente.

              

Par Josyphilo - Publié dans : conseil philosophique
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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 11:16

Notre cerveau n'est pas seulement l'organe de nos fonctions intellectuelles, il est aussi l'organe de nos émotions.

Les savants étudient les différentes substances présentes dans le cerveau et intervenant dans la psychologie des émotions.

La psychoculture, elle, ne dissèque pas notre systême nerveux. Elle nous apprend, dans la pratique, à passer d'une émotion à l'autre de manière à pouvoir maîtriser la situation quand le besoin s'en fait sentir.

Le besoin s'en fait sentir quand :

nous ne pouvons maîtriser le trac

nous ne pouvons nous empêcher d'être en colère

ou bien, au contraire, nous ne réussissons pas à nous mettre en colère quand il le faut

nous ne pouvons sortir de la dépression

nous manquons de courage

nous manquons d'enthousiasme

nous nous laissons abattre par le temps qu'il fait ou par l'attitude de nos supérieurs...

Les exemples sont nombreux. Passer d'une émotion négative à une émotion positive ou constructive, c'est le but de l'apprentissage du contrôle de ses émotions.

Comme dans tout apprentissage, il faut commencer par faire le diagnostic de ses insuffisances émotionnelles, et aussi de ses points forts. Ce diagnostic ne peut s'effectuer qu'en se "frottant" émotionnellement à ses semblables. Le pire est de rester isolé chez soi en s'imaginant invincible.

Pour contrôler son trac, il faut oser monter sur la scène.

Evidemment la difficulté de la prestation doit être progressive. On est choriste avant d'être soliste, on joue les utilités avant d'être premier rôle.

La première démarche est de reconnaître que la plupart du temps nous nous laissons dominer par nos émotions. Comme la plupart des gens. Alors qu'il convient, pour améliorer notre vie et notre santé, de nous en rendre maîtres.

Par Josyphilo - Publié dans : éducation
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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /Mars /2007 17:21

Le terme est de Mihaly Csikszentmihalyi.

Il nomme expérience optimale ce que ressent une personne à un moment où elle se dit pleinement heureuse. Voici des exemples qu'il cite :

« C'est ce que ressent le navigateur quand le vent fouette son visage et que le bateau fend la mer - les voiles, la coque, le vent et la mer créent une harmonie qui vibre dans ses veines;

C'est ce qu'éprouve l'artiste peintre quand les couleurs s'organisent sur le canevas et qu'une nouvelle oeuvre (une création) prend forme sous la main de son créateur ébahi ;

C'est le sentiment d'un père (ou d'une mère) face au premier sourire de son enfant.

Pareilles expériences intenses ne surviennent pas seulement lorsque les conditions externes sont favorables. Des survivants des camps de concentration qui ont connu des conditions terribles et frôlé la mort se rappellent souvent qu'au milieu de leurs épreuves ils ont vécu de riches et intenses expériences intérieures en réaction à des événements aussi simples que le chant d'un oiseau, la réussite d'une tâche difficile, la création d'une poésie ou le partage d'un croûton de pain.

Contrairement à ce que croient bien des gens, des expériences comme celles-là, les meilleurs moments de la vie, n'arrivent pas lorsque la personne est passive ou au repos (même si le repos peut être fort agréable après l'effort). Ces grands moments surviennent quand le corps ou l'esprit sont utilisés jusqu'à leurs limites dans un effort volontaire en vue de réaliser quelque chose de difficile et d'important.

L'expérience optimale est donc quelque chose que l'on peut provoquer : l'enfant qui place avec des doigts tremblants le dernier cube sur la haute tour qu'il a construite, le nageur qui fait ses longueurs en essayant de battre son propre record, le violoniste qui maîtrise un passage difficile, par exemple. Pour chacun, il y a des milliers de possibilités ou de défis susceptibles de favoriser le développement de soi par l'expérience optimale. »

 

L'expérience optimale repose sur une harmonie intérieure, résultat d'un accord entre certaines intentions ou aspirations de la personne et la possibilité de les réaliser. En somme, est heureux celui qui peut répondre oui à la question « Ca va comme tu veux ? »

Expérience optimale et complexité

Chaque fois qu'une personne éprouve une expérience optimale elle s'enrichit, il lui en reste quelque chose : des souvenirs agréables, la certitude d'avoir appris quelque chose qui pourra lui servir plus tard, la fierté d'avoir atteint des objectifs, etc. Cet enrichissement est appelé complexification par l'auteur : la personnalité qui s'enrichit lors d'une expérience optimale devient plus complexe. Et en devenant plus complexe elle prend confiance en elle-même, elle acquiert plus d'estime de soi.

 

La complexité se traduit chez une personne par deux processus psychiques :

§           La différentiation, qui lui permet de se distinguer des autres en tant qu'être unique, existant par lui-même, avec son aptitude propre à répondre aux défis et sa liberté de décider ce qu'il fait ;

§           L'intégration, qui lui permet de vivre et d'agir en harmonie avec les personnes et la société alentour, d'y jouer un rôle, d'y exercer une responsabilité, d'y être appréciée ou redoutée.

 

Différentiation et intégration sont indispensables à l'estime de soi, sans laquelle une personne ne peut être heureuse. Or l'image qu'elle a d'elle-même provient de la communication avec les personnes qui l'entourent : est-elle appréciée dans son travail ?, sa présence est-elle réclamée par ses collègues et ses amis ?, etc. Une personne qui se sent exclue est forcément malheureuse.

 

C'est pourquoi on peut expliquer l'action des « tagueurs », « grapheurs » ou autres soi-disant « artistes urbains » qui salissent nos murs en y barbouillant des dessins ou des signatures stylisées, comme la volonté de gens exclus d'affirmer leur existence (la différentiation) et leur pouvoir de s'imposer à une société qui les rejette et les méprise (intégration par une action négative).

Cette analyse de l'expérience optimale est extraite du site " Vivre- La psychologie du bonheur" à propos du livre de Mihaly Csikszentmihalyi, paru chez Robert Laffont (1990).

Je retiens principalement

que l'expérience optimale peut se provoquer et qu'à chaque fois qu'une personnalité l'éprouve, elle s'enrichit, en devenant plus complexe, dans un mouvement de différentation et d'intégration ( à la société ).

Est-il utile de rappeler que toute cette élaboration est le travail du cerveau,  l'organe du psychisme ?

Par Josyphilo - Publié dans : philosophie
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Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /Mars /2007 17:23

Notre but premier est d'amorcer la poursuite d'un développement optimal de notre personnalité. Pour ce faire, nous cherchons à développer notre intégration psychique par l'apprentissage de l'utilisation de notre cerveau.

Et le bonheur dans tout ça ?

Faire des efforts, à quoi bon ?

Le bonheur, c'est construire une cathédrale dans sa tête, ce n'est pas faire des exercices d'intégration. Voilà ce que dit la petite voix de l'inactif qui réside en chacun de nous.

L'inactif a tort.

La compréhension du bonheur commence avec celle de la structure de notre cerveau qui est triple :

 Il y a d’abord le reptilien, le vieux cerveau, qui vient de l’étape reptilienne de l’évolution; ensuite, le cerveau limbique, le système nerveux, qui est de l’étape où sont apparus les mammifères et finalement le néocortex qui correspond à l’apparition de l’homme, en fait de l’homo sapiens sapiens.

Cette division est reprise de MacLean, qui, lui, s’inquiétait de ce qu’il n’y a pas d’intégration des trois cerveaux. Il disait : " À certains moments, l’homme devient purement instinctif - comme lorsque vous êtes dépassé en voiture et que vous êtes irrité; à d’autres moments, c’est l’émotion qui prend le dessus, donc le deuxième cerveau; et, très rarement, c‘est le néocortex, niveau de l’intelligence. " MacLean estimait que l’être humain a un problème énorme, celui de vivre avec un cerveau comportant trois niveaux qui ne sont pas intégrés.

Extrait de l'émission "Par 4 chemins" du 15 juin 1998 au sujet du livre de Christian Boiron, La source du bonheur est dans votre cerveau, Paris, Albin.

  1.  " Le cerveau reptilien est à l'origine de nos réactions face aux agressions, et déclenche, en cas de besoin, les " états d’urgence de l’instinct " que Laborit a découvert et répertoriés, à savoir : la peur, la colère et l'abattement. (...) Le cerveau reptilien est incapable de prendre des décisions d'actions conscientes, cependant il communique fidèlement aux autres cerveaux toutes les informations nécessaires sous forme de désir ou de répulsion, de satiété, de plaisir ou de souffrance. "

  2. " Le cerveau limbique gère quant à lui les programmes automatiques de comportement, les "logiciels" de l'individu, tout aussi indispensables à sa survie. C'est le cerveau de la mémoire programmante. C'est grâce à lui qu'on peut parler, marcher sans avoir besoin d'y réfléchir, descendre un escalier, conduire une voiture tout en écoutant de la musique. Grâce à sa capacité d'enregistrer et de reproduire automatiquement des attitudes ou des comportements, des mouvements, des actes et même des pensées, il permet l'apprentissage de toutes les techniques. Il gère de façon automatique toutes les informations reçues sans qu'on ait forcément besoin d'en avoir conscience. Il est programmé soit par la génétique (instincts grégaires comme l'instinct maternel ou l'instinct de compétition), soit par le dressage et l'apprentissage qui peuvent être volontaires ou involontaires, conscients ou inconscients, et qui vont induire des réactions-réflexes dans certaines situations. "
  3. " La partie néocorticale de notre cerveau, et en particulier la partie préfrontale du néocortex, recèle ce que le cerveau humain présente de plus évolué par rapport aux autres espèces animales. C’est là que se développe notre attitude à raisonner, à calculer, à dessiner, à faire de la poésie ou de la musique, à chercher notre destinée. Si le limbique fait la part la plus belle au groupe, le néocortex, donne de l’importance à l’individu, au " je ", c’est le siège de la personnalité. "
  4. Jacques et Fanny Fradin.

    Qu'est-ce donc que le bonheur ? Pour Christian Boiron :

    " Le bonheur, c’est le fonctionnement harmonieux des trois cerveaux, chacun fait son travail. En cas de danger décelé par le cerveau limbique (réflexe inné ou acquis), le cerveau reptilien déclenche une émotion destinée à provoquer une réaction adaptée. Cette émotion de stress (fuite, lutte, inhibition) a vocation à être de très courte durée et à s’éteindre avec la fin de l’alerte. Chez l’homme, ce mécanisme s’est complexifié avec le développement de l’intelligence néocorticale et est devenu la source de souffrances psychiques parfois intolérables. Lorsque l’intelligence est en désaccord avec une pensée automatique, et tant que cette pensée persiste, le cerveau reptilien déclenche un " état d’urgence de l’instinct " qui provoque de l’anxiété, de l’agressivité ou de la tristesse. Ces émotions, à leur tour, génèrent des comportements pathologiques : l’anxiété entraîne une agitation incessante, physique, psychique, professionnelle, affective; l’agressivité se décompense en esprit de compétition, en combats et défis de toutes sortes; l’état dépressif ou la tristesse se traduit par un grand besoin de sommeil, et par la recherche de situations surprotégées. "

    Pour Christian Boiron, il ne faut pas confondre plaisir et bonheur (Boris Cyrulnik dirait bien-être et bonheur). Il souligne que :

     " Le bonheur c’est ce qui reste lorsqu’on a supprimé les émotions pathologiques (l’anxiété, l’agressivité, la tristesse). Pour être heureux, il faut avoir la volonté de l’être alors si la motivation est forte, ce n’est plus qu’une question de travail et de temps, cependant le chemin est parsemé de pièges dont l’un des plus redoutables est l’attrait des émotions qui forment le malheur et peuvent nous entretenir dans le malheur. "

    " Le bonheur ce n’est pas une superstructure qu’on ajouterait à la réalité humaine imparfaite, mais le fonctionnement physiologique de la personne humaine qui est le bonheur. Le malheur, c’est la souffrance subjective et pathologique qu’il convient de supprimer pour obtenir l’état de bonheur. "

    Il préconise la méditation pour chercher à soustraire les facteurs de souffrance. Je ne le suis pas sur ce point, même s'il est vrai que la méditation peut parfois être très utile. La personnalité et son bonheur se construisent dans l'altérité et le partage.

    Je préconise donc plutôt les exercices pratiques d'intégration des trois parties du cerveau.

Par Josyphilo - Publié dans : éducation
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